La force du positif et de l’estime de soi

Problème inextricable

Photo prise par Valérie Bauwens

Quand une situation semble inextricable, êtes-vous  celui qui va essayer de décomposer le problème ou plutôt celui qui va se focaliser sur les solutions et le positif déjà existant? Au cours d’un coaching d’équipe, une cliente voulait absolument comprendre quelle était l’origine du dysfonctionnement de son groupe de travail. J’ai réussi à la convaincre qu’en nous concentrant sur les aspects positifs de l’équipe nous pourrions probablement plus la faire progresser. C’est ce que nous avons mis en place. Nous avons réalisé un exercice sur les rêves de chacun, et ensuite celui de l’équipe. À la suite de cette séance, les problèmes s’étaient comme par enchantement évaporés. C’était donc cela la pouvoir du positif! Les citations suivantes de Jung et Schutz me permettent de mieux comprendre les mécanismes derrière ce phénomène.

Voici ce que Carl Jung écrivait: “Tous les problèmes les plus importants de la vie sont fondamentalement insolubles… Ils ne peuvent jamais être résolus, mais seulement surpassés. Ce “surpassement” montre, après un examen plus attentif, qu’ils nécessitent un nouveau niveau de conscience… Il n’est pas résolu logiquement en ses propres termes, mais disparaît lorsqu’il est confronté à une force de vie nouvelle et plus puissante.”

Will Schutz ajoutait: “La nouvelle conscience qui est nécessaire pour résoudre de nombreux problèmes personnels, professionnels, internationaux et organisationnels est, je crois, la conscience de soi, qui est directement liée à l’estime de soi.”

Travailler à améliorer l’estime de soi d’une personne ou d’un groupe pourrait donc être la clé vers de  grands changements positifs. À méditer et appliquer…

Sources:
Jung, C. Collected Works. Vol 13: Alchemical Studies. New York: Pantheon, 1953
Schutz, W. L’élément humain, Interéditions, Paris, 2006

 

Les clés de la réussite

La réussite, le succès, qu’est-ce que cela signifie pour vous? Voici quatre témoignages qui vous inviteront à réfléchir à la question:

Article du Temps 21.10.16

Photo Valerie Bauwens

Photo Valerie Bauwens

La nature, une métaphore de l’organisation

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Citation du jour:

“La nature est une entreprise qui compte deux milliards d’années et qui n’a pas encore fait faillite.”

Frédéric Vester Prof. Dr. Dr. h.c.

Inspiré d’un cours que j’ai récemment suivi sur les profils de personnalité: Leonardo 345

Passer sa maturité en cours du soir, c’est possible et cela peut changer votre vie

Photo Valerie Bauwens

Voici un excellent article du journal Le Temps (1er octobre 2016) qui nous rappelle que nos chemins de vie ne sont pas toujours rectilignes et que le système d’éducation en Suisse nous laisse des deuxièmes chances. A nous de les saisir!

https://www.letemps.ch/culture/2016/09/30/maturite-change-vie

L’article nous parle en effet de la possibilité de passer sa maturité en cours du soir. Il rassemble quelques témoignages de personnes, aujourd’hui connues, qui ont passé leur maturité en cours du soir. Prenons l’exemple de Robert Cramer, conseiller aux Etats vert genevois. L’article mentionne: “Il se souvient bien de ce sentiment d’urgence de vivre autre chose. Il fuyait alors, à 16 ans, un collège où «tout le monde se ressemblait et avait les mêmes préoccupations. Insupportable!». Après quelques années de petits boulots, il intégra le Collège du soir. Sa maturité latine en poche, il étudia le droit et décrocha son brevet d’avocat.”

Je vous laisse découvrir d’autres témoignages qui rappellent l’importance d’être bienveillant par rapport à soi-même et son chemin, et de ne pas hésiter à se battre pour trouver sa voie.

Être HP (Haut Potentiel) au travail, ce n’est pas tous les jours facile

Photo Valérie BauwensDit-on souvent de vous que vous faites rapidement des liens entre des idées, que vous apprenez vite? Avez-vous en permanence de nouvelles idées? Vous êtes-vous souvent ennuyé en classe? Êtes-vous hyper sensible ? Voici quelques premières indications qui permettent de reconnaître qu’une personne est HP (Haut Potentiel). Comme le mentionnait Patricia Michaud dans l’article ci-dessous, “Être HP toucherait 2 à 5% de la population. Si les personnes concernées sont souvent capables de «surperformer» et de trouver des solutions créatives aux problèmes, elles doivent aussi faire face à de nombreux désagréments.”

Voici quelques liens intéressants qui vous permettront de mieux cerner la question des HP dans le monde du travail.

Une introduction à la thématique par Patricia Michaud, HR Today:

https://www.hrtoday.ch/fr/article/le-haut-potentiel-un-avantage-sous-condition

Interview de Jean, 44 ans, qui vient d’être diagnostiqué HP, Valérie Bauwens, HR Today

https://www.hrtoday.ch/fr/article/dans-la-tête-d’un-hp

Deux livres de Christel Petitcollin :

http://www.christelpetitcollin.com/?section=livres&language_utilisateur=fr

 

  • Je pense trop

Comment maîtriser ce mental envahissant ? Qui pourrait penser qu’être intelligent puisse faire souffrir et rendre malheureux ?

Ce livre propose des cours de mécanique et de pilotage de ces cerveaux sur efficients.

  • Je pense mieux

Vivre heureux avec un cerveau bouillonnant, c’est possible !

Cet ouvrage est un livre-lettre, un livre-dialogue, destiné aux lecteurs qui connaissent déjà “Je pense trop” et qui en attendent la suite.

La vidéo d’une conférence de Arielle Adda sur les personnes HPI et le monde du travail, et une publication

Arielle Adda est une psychologue connue pour ses prises de positions relatives aux personnes appelées “surdouées”.

https://m.youtube.com/watch?v=3pDHuRRiSoE (durée 1h05)

Publication avec Thierry Brunel, Adultes sensibles et doués : trouver sa place au travail et s’épanouir, éditions Odile Jacob, 2015 (ISBN 978-2738132260)

Body scan: un exercice anti-stress salvateur

Le stress, vous connaissez? Vous avez peut-être appris à vivre avec. Mais que se passe-t-il quand ce stress devient trop envahissant et prend le dessus? Avez-vous déjà observé que vous vous crispiez, ou bloquiez votre respiration? Ne vous a-t-on pas déjà dit: “Baisse les épaules!” ou “Arrête de te mordre lèvres”? Il y a ce moment où la tête prend le dessus et oublie qu’elle est reliée… à un corps. Pour essayer de garder cette connection corps – esprit si précieuse, je vous propose un exercice salvateur, le body scan ou balayage corporel.

Voici le MP3 du body scan à écouter en ligne ou à downloader (source: Jon Kabat-Zinn, professeur émérite de médecine, fondateur et directeur de la Clinique de Réduction du Stress et du centre pour la pleine conscience en médecine de l’université médicale du Massachusetts). L’exercice dure environ 30 minutes. Comment passer à l’acte? Personnellement, j’aime pratiquer le body scan avant d’aller dormir. Cela me relaxe et me permet de me préparer au sommeil. Autre proposition pour ceux qui ont moins de temps: les mini body-scans. Pendant la journée, quand je sens la tension monter, je me connecte simplement pendant quelques secondes à mon souffle, et le reste de mon corps. En d’autres mots, je reprends conscience de mon corps. C’est simple, discret et efficace!

Photo Valérie Bauwens

Photo Valérie Bauwens

Saviez-vous que la pleine conscience était un super pouvoir?

Comment réagissez-vous d’habitude quand une émotion vous envahit, comme la colère, l’impatience? Vous vous énervez? Vous haussez ton? Et si vous pouviez prendre du recul quand vous sentez ces vagues d’émotions négatives vous submerger? La pleine conscience pourrait vous aider dans ce sens. Je vous invite à regarder cette brève vidéo en anglais qui illustre ce propos.

Mindfulness as a superpower

Merci à Maria Martinez Alonso de m’avoir indiqué cette vidéo (psychologue spécialiste en psychothérapie FSP/acp Suisse, superviseure accréditée EMDR Europe, sexologue clinicienne ASPSC, sexoanalyste et enseignante MBSR, formatrice en Mindfulness at the Workplace http://www.mindfulawarenessnj.com/)

Dictionnaire des métier et mode d’emploi des formations en Suisse

Si vous êtes en reconversion professionnelle, à recherche d’une formation, ou de votre prochain emploi idéal, le site suivant est ce qu’il vous faut:
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Ce site donne une excellente vue d’ensemble du système de formation suisse et des passerelles possibles:

https://www.orientation.ch/dyn/show/2800

Autre vue d’ensemble de professions possibles:

https://www.orientation.ch/Dyn/Show/1893

 

 

 

Dictionnaire des métiers

Voici un site donnant une vue d’ensemble de métiers possibles. La liste est longue:

1452 métiers pour inspirer votre vie professionnelle. Un catalogue des métiers par ordre alphabétique, par secteurs, par centres d’intérêts, etc.

http://metiers.siep.be/abc/a/

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Source photo: http://www.geluck.com/home.html

 

Ouvrir son bistrot à 40 ans…

DSC_0054Fini la boule au ventre chaque matin. Des quadragénaires ont fait le pas vers l’indépendance en ouvrant leur propre bistrot.  Ils n’hésitent pas à travailler sans compter leurs heures. Leur travail est devenu concret et a enfin du sens. Voici quelques témoignages qui nous poussent à réfléchir sur ce qui compte vraiment pour nous.

Bonne lecture de cet article du Temps!

Photo: V. Bauwens

 

La sagesse est en soi

“Comme le suggèrent les traditions spirituelles orientales, c’est de la compassion pour l’être intérieur que naît la compassion pour le monde extérieur: la sagesse est en soi, le fait d’en prendre conscience permet de s’ouvrir sur les autres.”

David Servan-Schreiber (2003), “Guérir le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse”, Robert Laffont, Paris

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Low-tech, “high-hope”

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Encore une initiative qui a du sens et qui redonne du courage!

L’équipe Golf Bengal est sur le point de larguer les amarres ce soir pour un tour du monde à la découverte d’inventeurs de low-tech.

 

Vous avez dit low-tech? Ce sont des innovations inventées par tout un chacun, avec les moyens du bord, dans le respect de l’environnement. Prenez l’exemple de l’éolienne de William Kamkwamba. Ce garçon de 14 ans originaire du Malawi a inventé une éolienne avec les objets récupérés et a ainsi notamment permis d’alimenter en électricité sa maison.

Le coeur de l’équipe Golf Bengal: Corentin et Elaine, deux jeunes dont l’objectif est de co-créer un catamaran ambassadeur des low-tech et l’emmener pour une grande expédition d’expérimentation et de partage !

Voici un nouvel exemple de jeunes qui ont envie de donner un sens à leur vie et qui osent l’empoigner à leur manière.

Embarquement immédiat pour leur mieux-être de la planète!

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Recruiting Trends for 2016 and Their Supporting Best Practices, Part 2 of 2

Shifting to data-based decision-making in recruiting

Sourced through Scoop.it from: www.eremedia.com

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Un patron doit-il critiquer ses employés?

Une minorité de travailleurs juge les feedbacks négatifs comme étant constructifs. Cinq compliments sont nécessaires pour réparer les dégâts d’un reproche.

 

Sourced through Scoop.it from: www.letemps.ch

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Chômeur à 50 ans? Comptez sur vos amis plutôt que sur LinkedIn

Une étude montre que chez les seniors, LinkedIn, Xing et Facebook sont inutiles pour retrouver un emploi

Sourced through Scoop.it from: www.letemps.ch

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Les entreprises ont du mal à recruter

Le talent reste la matière première la plus recherchée du monde. En Suisse, 41% des employeurs peinent à trouver 
la main-d’œuvre qu’ils recherchent pour pourvoir leurs postes vacants

Sourced through Scoop.it from: www.letemps.ch

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Quand je serai grand, je serai… – Le Temps

Chirurgien, policier et vétérinaire sont les trois métiers les mieux classés auprès des jeunes de moins de 18 ans. 

Sourced through Scoop.it from: www.letemps.ch

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A la recherche du bonheur, 6e piste: nourrir le positif en nous

Un soir, un vieux cherokee raconte à son petit-fils l’histoire des deux loups. «Mon fils, en chacun de nous sommeillent deux loups. Chaque jour, ils se livrent bataille. Le premier est mauvais. Il est jalousie, envie, mensonge, ressentiment, arrogance, convoitise. L’autre est bon. Il est animé par la joie, l’amour, l’espoir, la sérénité, l’humilité, la bonté, l’empathie, la générosité, la compassion et la vérité.» Le petit-fils réfléchit et demande: «Et alors, lequel gagne?» Le vieux Cherokee répond simplement: «Celui que tu nourris.»

Quel loup nourrissez-vous? Notre cerveau est programmé pour se concentrer sur le négatif. Pour survivre, il était plus utile à nos ancêtres de repérer les dangers, que ce qui fonctionnait. Le stress est par exemple un de ces mécanismes de survie. Quand un danger apparaît, comme une bête sauvage, notre système d’alarme se déclenche et nous incite à fuir. Le problème est que dans nos vies modernes, nous ne croisons plus ce type de danger mortel tous les jours. Par contre, nous continuons à être à l’affut de dangers potentiels. Cette vidéo (en anglais) illustre le phénomène.

Et si nous essayions de mettre hors circuit ce vieux programme obsolète qui nous fait aujourd’hui plus de mal que de bien?

L’auto-Compassion

Dans le monde actuel la perfection est érigée en dogme. Nous ressentons tous la pression de nous comporter en tant que conjoint, parent, chef, employé parfait, avec des corps parfaits etc. Lorsque nos proches commettent des erreurs, nous les excusons. Lorsqu’ils souffrent nous les consolons. Nous sommes souvent bien plus durs envers nous-mêmes. Nous ignorons nos douleurs ou réagissons à nos erreurs ou imperfections par l’auto flagellation ou un «jesuisnulisme». Nous sommes contrits de remords et ne nous en rendons pas toujours compte. Nous sommes conscients qu’une telle réaction est destructrice pour les autres, mais ignorons cette évidence quand il s’agit de nous.

Dans le livre Le pèlerin de Compostelle de Paul Coelho, une scène reflète parfaitement ce manque d’auto-compassion dont nous pouvons souffrir. Le mentor du héros, un pèlerin qu’il accompagne sur le chemin de Compostelle, lui suggère de serrer fortement ses ongles sur sa main à chaque pensée négative sur lui-même. Au bout de quelques journées, les mains du héros sont en sang et il prend conscience de la fréquence de ses pensées contre-productives. Il décide de les chasser activement et finalement parvenir à la paix intérieure.

Dans le rire et la bonne humeur

(c) Photo Valérie Bauwens

(c) Photo Valérie Bauwens

 

Nous vous proposons un autre antidote efficace à la négativité: le rire. Il a de nombreux bienfaits à son actif. Selon des études, il active les cellules qui améliorent notre système immunitaire. Il augmente aussi la vivacité, la mémoire et la capacité à apprendre. Quand vous riez aux éclats, cela libère des substances antidépressives. Après avoir ri, la pression sanguine diminue de même que la fréquence cardiaque, et vous vous sentez profondément relaxé. De plus, le rire pousse à regarder les choses sous un autre angle et augmente ainsi la créativité. Alors, qu’attendez-vous?

Claire témoigne

Elle s’est prêtée (mentalement!) au jeu évoqué dans le livre de P. Coelho et a été choquée du nombre de fois où elle aurait dû se blesser avec ses ongles. Elle ajoute : «J’ai pris conscience du mal que je me faisais en permanence – sans m’en rendre compte. La pratique de l’auto-compassion est contre-intuitive. Elle me demande beaucoup d’efforts. Mais évidemment, elle en vaut la peine.»

A vous de jouer

Auto-compassion:
Pratiquez la de manière active en trois étapes:

  1. Prenez conscience de chacune de vos pensées autodestructrices. Tenez par exemple un journal de bord.
  2. Acceptez que l’imperfection ou l’échec est humain. Qui ne commet pas de faute? Combien de fautes ne commettons-nous pas chaque jour?
  3. Accordez-vous de la compassion, par exemple en vous traitant comme vous auriez traité un ami. Imaginez-vous ce que vous auriez dit à votre ami s’il avait été dans votre cas.

Le rire:
nous vous proposons d’augmenter consciemment la part de rire dans votre vie. Par exemple, demandez à vos interlocuteurs la chose la plus drôle qui leur est arrivée, entourez-vous de personnes drôles, regardez des comédies, etc. Soyez créatifs et amusez-vous! Et si le sérieux de la vie vous rattrape, n’hésitez pas à parsemer des smileys autour de vous, sur votre bureau, dans votre cuisine, etc. pour vous rappeler à l’ordre.

Pour aller plus loin:
écouter l’émission Egosystème sur la TSR où Florence Farion interview l’écrivain Frédéric Lenoir sur son livre qui traite du bonheur: http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/egosysteme/7019704-egosysteme-du-05-09-2015.html

Merci

Merci encore à Ela qui nous a autorisé à nous inspirer de son cours 6 weeks happiness program. Nous vous souhaitons également une bonne route car vous l’aurez compris :

happiness is the way!

A la recherche du bonheur, 5e piste: l’altruisme

(c) Photo Valérie Bauwens

(c) Photo Valérie Bauwens

Donner rend heureux. Souvent, nous n’y prêtons pas attention, mais si vous essayez maintenant de vous souvenir de la dernière fois où vous avez offert quelque chose à quelqu’un, je suis sûre que vous vous sentirez plus gai et qu’un sourire vous viendra aux lèvres. Selon une étude de 2008 du professeur Michael Norton de la Harvard Business School, donner de l’argent à autrui rend plus heureux que de le dépenser pour soi-même.

Il semblerait aussi que donner soit bon pour la santé. Une autre étude, cette fois de 1999 de Doug Oman de la University of California, Berkeley, a trouvé que les personnes âgées qui faisaient du volontariat pour 2 organisations ou plus avaient 44% de chances en moins de mourir dans les 5 prochaines années.

La spirale vertueuse se met en place. Plus vous donnez, plus vous vous ouvrez à d’autres, échangez, partagez. Ce sont là également autant d’opportunités d’exprimer votre gratitude.

Claire témoigne :

« Je voyageais au Chili. Nous étions dans la rue et voulions manger un petit quelquechose. Je vois affiché « Action : deux empanadas pour le prix d’une ! ». Je savais que je n’avais pas assez faim pour en manger deux. J’avais repéré un sans-abri installé à proximité. Il ne mendiait pas, mais je lui ai tout simplement offert le deuxième. Plusieurs années plus tard, je me souviens encore du sourire sur son visage et j’en ressens encore du bonheur. »

Et la roue tourne… « Toujours au Chili, nous sommes pratiquement tombé en panne sèche au milieu de nulle part. Nous étions à 70 km de notre hôtel. Toutes les stations-essence étaient vides. Nous avons rencontré un gaucho qui nous a prêté un jerricane avec l’essence – alors qu’il n’avait aucune garantie que nous le rapporterions. Lui-même n’avait presque plus d’essence et nous étions de parfaits inconnus. Il nous a parlé de la grande roue de la bienveillance qui finit toujours par faire bénéficier celui qui un jour donne. »

« Depuis j’ai changé quelques petites choses dans ma vie. J’ai préparé des pièces à donner aux personnes dans le besoin quand je visite des grandes villes. Je garde les chocolats et autres denrées sous-vide reçues durant le vol en avion. Ce sont des petites choses, mais elles sont toujours accueillies par un grand sourire. Je partage aussi avec mes voisins des parts de pastèque ou des gâteaux, trop grands pour être mangés à deux. C’est incroyable, mais depuis, le contact avec les voisins a complètement changé. »

A vous de jouer:

Essayez de procéder tous les jours à deux dons, que ce soit en nature ou en rendant service. Au mieux, essayer de varier le genre de personnes à qui vous donnez, des proches, des collègues, des voisins, de parfaits inconnus, et la façon dont vous donnez (de manière personnelle mais aussi anonyme, par exemple en mettant de l’argent dans le parcmètre d’une personne en dépassement). Comme à chaque fois, procédez de manière consciente, en prenant note du bien-être que cela vous procure et de la joie ressentie par la personne qui bénéficie de votre générosité. Pour un meilleur effet : n’en attendez rien au retour, il s’agit de pratiquer la bienveillance gratuite. Vous pouvez aussi en profiter pour thématiser le sujet avec vos proches en essayant de trouver avec eux des moyens créatifs de donner, pour étendre votre spectre d’action. Vous verrez que c’est un exercice amusant et agréable.

Une très bonne semaine d’exercice et n’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires/réactions à ce sujet !

Bien à vous

Valérie et Claire

– Vous voulez tester votre niveau d’altruisme ? Voilà un test pour vous (en anglais)

– Pour plus d’information sur l’étude du professeur Michael Norton, nous vous proposons son très instructif et divertissant TED-talk 

NB:  j’ai débuté il y a un an d’ici une série d’articles que j’ai, à l’époque, appelés “chemins de traverses” et que vous retrouverez sur la page suivante Ma R&D
L’objectif de cette nouvelle série d’articles reste la même: creuser un thème à travers des témoignages que je récolte. C’est l’ethnographe au service de la coach.