A la recherche du bonheur, 5e piste: l’altruisme

(c) Photo Valérie Bauwens

(c) Photo Valérie Bauwens

Donner rend heureux. Souvent, nous n’y prêtons pas attention, mais si vous essayez maintenant de vous souvenir de la dernière fois où vous avez offert quelque chose à quelqu’un, je suis sûre que vous vous sentirez plus gai et qu’un sourire vous viendra aux lèvres. Selon une étude de 2008 du professeur Michael Norton de la Harvard Business School, donner de l’argent à autrui rend plus heureux que de le dépenser pour soi-même.

Il semblerait aussi que donner soit bon pour la santé. Une autre étude, cette fois de 1999 de Doug Oman de la University of California, Berkeley, a trouvé que les personnes âgées qui faisaient du volontariat pour 2 organisations ou plus avaient 44% de chances en moins de mourir dans les 5 prochaines années.

La spirale vertueuse se met en place. Plus vous donnez, plus vous vous ouvrez à d’autres, échangez, partagez. Ce sont là également autant d’opportunités d’exprimer votre gratitude.

Claire témoigne :

« Je voyageais au Chili. Nous étions dans la rue et voulions manger un petit quelquechose. Je vois affiché « Action : deux empanadas pour le prix d’une ! ». Je savais que je n’avais pas assez faim pour en manger deux. J’avais repéré un sans-abri installé à proximité. Il ne mendiait pas, mais je lui ai tout simplement offert le deuxième. Plusieurs années plus tard, je me souviens encore du sourire sur son visage et j’en ressens encore du bonheur. »

Et la roue tourne… « Toujours au Chili, nous sommes pratiquement tombé en panne sèche au milieu de nulle part. Nous étions à 70 km de notre hôtel. Toutes les stations-essence étaient vides. Nous avons rencontré un gaucho qui nous a prêté un jerricane avec l’essence – alors qu’il n’avait aucune garantie que nous le rapporterions. Lui-même n’avait presque plus d’essence et nous étions de parfaits inconnus. Il nous a parlé de la grande roue de la bienveillance qui finit toujours par faire bénéficier celui qui un jour donne. »

« Depuis j’ai changé quelques petites choses dans ma vie. J’ai préparé des pièces à donner aux personnes dans le besoin quand je visite des grandes villes. Je garde les chocolats et autres denrées sous-vide reçues durant le vol en avion. Ce sont des petites choses, mais elles sont toujours accueillies par un grand sourire. Je partage aussi avec mes voisins des parts de pastèque ou des gâteaux, trop grands pour être mangés à deux. C’est incroyable, mais depuis, le contact avec les voisins a complètement changé. »

A vous de jouer:

Essayez de procéder tous les jours à deux dons, que ce soit en nature ou en rendant service. Au mieux, essayer de varier le genre de personnes à qui vous donnez, des proches, des collègues, des voisins, de parfaits inconnus, et la façon dont vous donnez (de manière personnelle mais aussi anonyme, par exemple en mettant de l’argent dans le parcmètre d’une personne en dépassement). Comme à chaque fois, procédez de manière consciente, en prenant note du bien-être que cela vous procure et de la joie ressentie par la personne qui bénéficie de votre générosité. Pour un meilleur effet : n’en attendez rien au retour, il s’agit de pratiquer la bienveillance gratuite. Vous pouvez aussi en profiter pour thématiser le sujet avec vos proches en essayant de trouver avec eux des moyens créatifs de donner, pour étendre votre spectre d’action. Vous verrez que c’est un exercice amusant et agréable.

Une très bonne semaine d’exercice et n’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires/réactions à ce sujet !

Bien à vous

Valérie et Claire

– Vous voulez tester votre niveau d’altruisme ? Voilà un test pour vous (en anglais)

– Pour plus d’information sur l’étude du professeur Michael Norton, nous vous proposons son très instructif et divertissant TED-talk 

NB:  j’ai débuté il y a un an d’ici une série d’articles que j’ai, à l’époque, appelés “chemins de traverses” et que vous retrouverez sur la page suivante Ma R&D
L’objectif de cette nouvelle série d’articles reste la même: creuser un thème à travers des témoignages que je récolte. C’est l’ethnographe au service de la coach.

 

 

A la recherche du bonheur, 4e piste: prendre conscience des raisons qui animent nos choix

Vous rentrez en pleine forme de vacances et avez pris un peu de distance par rapport votre quotidien? Ce serait le moment idéal de vous pencher sur les obstacles que vous rencontrez tous les jours dans votre quête du bonheur.

Le consumérisme

“On nous fait croire, que le bonheur c’est d’avoir, de l’avoir plein nos armoires”, chante Alain Souchon (Foule sentimentale). Le refrain n’est pas nouveau. Mais avons-nous progressé? Nous sommes toujours en permanence confrontés à des publicités nous faisant miroiter que l’achat de tel produit de luxe ou qu’une semaine de vacances dans un endroit paradisiaque nous rendrait plus heureux. Depuis la petite enfance notre cerveau apprend à renforcer ce lien entre bonheur et possession d’objets. Que faisaient nos parents quand ils voulaient nous faire plaisir? Ils nous offraient un cadeau. N’est-ce pas un conditionnement à chercher son bonheur dans la possession.

Vividus bedOr, Laurent Gounelle, auteur du livre Le jour où j’ai appris à vivre, indique que plus nous courons après nos désirs, moins nous sommes satisfaits. Nous nous épuisons à maximiser nos revenus pour pouvoir nous offrir les objets ou expériences sensées nous apporter le bonheur.

La TED talk suivante illustre également bien le fait que consommer des articles de luxe n’apporte parfois rien au bien être. Le journaliste Benjamin Wallace a testé quelques produits exceptionnels comme par exemple ce lit de $64,950 et s’est posé la question s’ils amélioraient véritablement le bien-être.

La solution n’est pas simple. Mirko Locatelli, militant de la décroissance, nous indique une piste de réponse à méditer: “Se poser les questions: “De quoi ai-je besoin? Qu’est-ce qui est assez?” (voir post précédent).

Always on

(c) Photo Valérie Bauwens

(c) Photo Valérie Bauwens

Pour beaucoup d’entre nous sommes les moments de calme sont rares. Nous sommes bombardés de mails, de tweets, de news; chaque seconde est utilisée pour essayer de suivre ou répondre à tous ces influx.

Des études ethnographiques menées par Valérie pour Swisscom indiquaient qu’être always on n’était pas un poids. Les utilisateurs estimaient que la technologie leur facilitait la vie. Elle leur donnait le choix de se connecter où ils voulaient, quand cela leur convenait. Sa pratique de coach de vie professionnelle a néanmoins amené une nuance à la réponse. Comme pour la question du consumérisme, il s’agit d’avoir conscience de nos choix. La technologie peut nous empêcher de vivre dans le moment présent et d’être conscient de ce que nous faisons ou ressentons – comme nous l’avons évoqué dans les chapitres précédents. C’est encore à nous de réfléchir à quand dire stop, quand être atteignable.

Le carcan de nos convictions

Dans son livre Changer d’altitude Bertrand Piccard évoque le fait que nos croyances, préjugés, habitudes, notre besoin de sécurité sont des carcans. Ils nous alourdissent. En lâchant ce lest, nous nous libérons, prenons de l’altitude et sommes capables d’envisager de nous comporter à l’inverse de ce que nous avons toujours fait. Laurent Gounelle (Le jour où j’ai appris à vivre) nous donne un exemple très amusant, mais à méditer. Un de ses amis demanda à sa femme pourquoi elle coupait toujours l’extrémité de la dinde de Thanksgiving avant de la mettre au four. Sa réponse : «Car c’est ainsi que cela se fait. J’ai toujours vu ma mère faire ainsi». Insatisfait de la réponse, il lui demanda de poser la question à sa mère, qui répondit de la même façon. Entêté, il lui fit appeler sa grand-mère pour lui poser la même question. La réponse : “J’ai toujours fait ainsi. Mon four était trop petit pour mettre la dinde en entier.”

La tyrannie du choix

choisirJamais dans l’histoire de l’humanité nous n’avons eu autant de choix dans tous les domaines de la vie, du choix du muesli du matin, au choix de son genre, en passant par le choix de son partenaire, de sa profession, de sa prochaine destination de vacances, etc. Ces possibilités presque illimitées nous donnent une impression factice de liberté totale. Or des études ont montré que la capacité de décision est une ressource finie, que de prendre quantités de petites décisions tous les jours nous empêche de prendre de bonnes décisions sur des questions importantes. Ce fait est aggravé pour les perfectionnistes qui cherchent à maximiser le résultat de leur décision et se demandant si une autre option aurait été meilleure. Or, selon Barry Schwartz (The tyranny of Choice, Scientific American, décembre 2004 – http://www.biopsychiatry.com/happiness/choice.html), regretter les opportunités auxquelles nous avons renoncé peut diminuer le bien-être découlant de notre choix. De plus, le fait d’avoir le choix nous rend totalement responsables d’éventuelles mauvaises décisions, ce qui peut aussi impacter négativement notre bonheur.

Assurance Sympany

 

 

La publicité de l’assurance Sympany illustre de manière humoristique la problématique

 

 

Claire témoigne:

“J’ai du travailler chacun de ces points. La première prise de conscience que j’ai eue était liée à la tyrannie du choix. J’ai été longtemps perfectionniste. Quand je partais en vacances, je planifiais tout de A à Z. Je vous confirme que mes escapades dans les capitales d’Europe sont bien plus agréables depuis que je m’assois dans le premier restaurant dont la carte me plaît au lieu de passer des heures à comparer pour essayer de choisir le meilleur. Il y a un deuxième grand changement que nous avons osé avec mon partenaire. Nous avons diminué notre temps de travail à 60%. Nous sommes tous les deux cadres et travaillons dans la finance. Il y a cette règle non écrite qui prévaut dans notre métier et selon laquelle il est impossible d’avoir un poste intéressant et des responsabilités en travaillant à 60%. Pourtant, certes après des années, nous y sommes arrivés à la grande surprise de nos collègues envieux.”

A vous de jouer:

Cette semaine, nous ne vous proposons pas un simple exercice, mais une introspection. Les réflexions ci-dessus vous ont-elles interpellé. Avez-vous une croyance qui vous fait particulièrement souffrir, qui vous limite, vous enferme? Avez-vous “une recette familiale” au sens large du terme que vous appliquez depuis toujours sans véritablement la comprendre? Pensez aux objets de vos rêves que vous avez finalement acquis. Vous ont-ils apporté un bien-être supplémentaire durable? Quand décidez-vous de déconnecter votre téléphone portable?

Repérez dans votre quotidien pour chacune des catégories ci-dessus les éléments qui nuisent à votre bonheur et faites-en une liste. Choisissez dans cette liste un élément auquel vous pourriez renoncer ou changer pour alléger votre vie. Prenez-en conscience, essayez de vous en distancer et de ne pas vous laisser entraîner de façon inconsciente. Nous nous réjouissons particulièrement de vos réflexions et expériences à ce sujet !

Bien à vous

Valérie et Claire

NB pour ceux qui lisent pour la première fois cette newsletter/ce type de post:
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Mirko Locatelli: “Je ne veux pas perdre ma vie à la gagner”

“Mais où va-t-on?”. Michèle Durand-Vallade interviewe cet été pour la RTS plusieurs personnalités qui réfléchissent au thème de la décroissance. Cette émission m’a interpellée à divers niveaux. Pour commencer, j’ai été surprise par le fait que la RTS consacre une émission entière à ce sujet. Deuxièmement, j’ai été impressionnée par la variété et la qualité des intervenants, pour ne citer que Pierre Rabhi.

L’idée de décroissance est à prendre au sérieux. Elle n’intéresse pas que quelques excentriques. Mon interprétation est qu’il ne s’agit pas de consommer moins tout azimut. Consommer de manière plus consciente est ce qui importe. Mirko Locatelli suggère: “Se poser les questions: “De quoi ai-je besoin? Qu’est-ce qui est assez?”. Par exemple, je ne vais pas arrêter d’utiliser mon portable, mais plutôt réfléchir au nombre d’heures que je veux passer à travailler. A chacun de trouver son chemin.

Voici en tous cas une interview qui pourrait vous faire réfléchir.

 

Mirko Locatelli, militant de la décroissance: “Je ne veux pas perdre ma vie à la gagner”

 

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Tessinois, trentenaire, vivant dans le canton de Fribourg, Mirko Locatelli est un détracteur pur et dur du modèle consumériste et productiviste occidental.

Son combat pour la décroissance, ce jeune père au foyer s’efforce de le mener en cohérence avec ses actes, tout en refusant de passer pour un donneur de leçon.

S’il vit sans voiture, sans téléphone portable, sans télévision et sans prend jamais lʹavion, il se garde toutefois bien de croire que les petits gestes suffiront pour changer de cap: ce n’est qu’en dépassant une approche individualisante que l’on pourra construire une société soutenable et souhaitable.

Idéaliste, Mirko Locatelli lʹest à nʹen point douter. Il fait ainsi partie des membres fondateurs du Réseau objection de croissance (ROC) qui a essaimé dans plusieurs cantons suisses depuis plusieurs années.

En décembre 2012, il sʹest lancé avec trois autres militants dans la rédaction dʹun bimestriel, “Moins!”, qui compte près de 1’000 abonnés en Suisse romande. Le journal aspire à promouvoir et diffuser les idées de la décroissance, loin des clichés (le retour aux cavernes) et des amalgames (la récession, la question démographique) qui accompagnent trop souvent ce concept.

Les audacieux de Florence Farion

Emission sur la RTS à suivre cet été (aussi en podcast!)

De 14h00 à 15h00, du lundi au vendredi, du 27 juillet au 21 août 2015

rediffusion le samedi à 14h00 et du mardi au samedi à 3h00

Par choix ou par nécessité, un jour ils ont changé de vie. Ils se sont offert une vie toute neuve. Pour assouvir un rêve d’enfant, une vocation oubliée, à la suite d’une perte d’emploi, d’une rupture affective. Les raisons de la mutation sont plurielles. Ces héros du quotidien sont des battants, des optimistes, un peu casse-cou peut-être. Nous vous proposons de découvrir leurs parcours.

 

 

A la recherche du bonheur, 3e piste: encore la gratitude…

DSC_0088Nous avons déjà évoqué la gratitude la semaine passée. Remercier la vie pour tout ce qu’elle nous apporte de positif, c’est un bon point de départ. Et la gratitude par rapport à autrui? Quelle est son importance sur le chemin du bonheur?

Selon Robert A. Emmons, Ph.D., un des principaux experts mondiaux sur le sujet, quand je témoigne de la gratitude à quelqu’un, je me sens en retour valorisé. C’est un cercle vertueux. Si je remercie autrui, je reconnais que cette personne s’intéresse à mon bien-être. Comment ne pas en conclure que j’ai de la valeur à ses yeux ?

Dire merci peut paraître une évidence pour beaucoup d’entre nous, mais l’est-ce vraiment ?  La plupart d’entre nous remercient les personnes qui nous rendent service au quotidien, comme la personne qui nous tient la porte, celle qui nous vend notre pain, etc. Mais cette pratique est souvent automatique, un simple acte de politesse. Et combien de fois oublions-nous cette marque de gratitude, plongés dans nos pensées ou notre routine ? Un des participant au cours s’est rendu compte que, depuis des années, il n’avait pas remarqué qu’une personne lui tendait tous les matins le café à emporter qu’il achetait sur le chemin du travail. Il en a été choqué et a aussitôt changé son comportement, pour son plus grand bien-être… Et qu’en est-il de nos proches ? Remercions-nous toujours notre partenaire de nous avoir préparé le repas, d’avoir fait la lessive, ou cela nous paraît-il si évident que nous ne le remarquons même plus et négligeons cet acte essentiel ?

Claire témoigne:

“Suite à mon cours, j’ai pratiqué la gratitude envers les autres de façon plus consciente qu’à l’habitude. J’ai un peu « forcé le trait ». J’ai remercié mon entourage – proche ou non – de façon consciente et en faisant attention à en ressentir les effets (de la même façon que nous avons évoqué la prise de conscience plus intense de la nature dans notre premier article). J’en ai immédiatement perçu les bienfaits par la joie que cela procurait aux personnes remerciées et au bonheur qu’elles en ressentaient. J’habite dans un village de la périphérie zurichoise. Je prends souvent et depuis des années les bus locaux. Les chauffeurs sont vraiment fantastiques. Ils sont de bonne humeur, se donnent de la peine, sont flexibles. L’an passé, j’ai décidé de leur offrir une boîte de biscuits de Noël faits maison. J’avais glissé dans la boite une carte pour toute l’équipe. Cet acte était purement gratuit, car anonyme. J’ai eu énormément de plaisir à préparer cette surprise. Je me suis fait aussi un cadeau par la même occasion.”

A vous de jouer:

Appliquez-vous au quotidien à pratiquer la gratitude envers autrui (famille, amis, collègues, voisins, caissiers, …) de la façon la plus concrète possible. Remarquez les effets sur vous-même (ne serait-ce que par le sourire des personnes qui en bénéficient) et sur les autres. Y a-t-il des personnes que vous oubliez de remercier? Quels sont leurs gestes qui vous paraissent d’habitude anodins, mais qui en fait mériteraient un signe de reconnaissance ? Remerciez-vous vos proches pour leur présence ou leur soutien au quotidien ? Voici un exemple qui m’a particulièrement touché. Une de mes amies appelle sa mère le jour de son anniversaire pour la remercier de lui avoir donné la vie. Beau retournement d’approche, non ? Vous n’oseriez pas faire de même? Regardez cette vidéo, elle pourrait vous toucher.

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Et vous, à qui voudriez-vous dire merci ?

Voici un TEDX Paris (en français) sur comment passer du journal de gratitude à la lettre de gratitude et enfin… à la visite de gratitude

Si vous vivez en couple, cet article en anglais autour du thème des tâches ménagères pourrait vous interpeler. Un extrait:

Q: montrez vous de la gratitude à votre partenaire par rapport aux efforts qu’il fait dans le ménage?
H: euh, oui, je pense.
Q: Et comment l’exprimez-vous?
H: Bein, elle le sait”

Une très bonne semaine d’exercice et n’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires/réactions à ce sujet !

Bien à vous

Valérie et Claire

NB pour ceux qui lisent pour la première fois cette newsletter:
j’ai débuté il y a un an d’ici une série d’articles que j’ai, à l’époque, appelés “chemins de traverses” et que vous retrouverez sur la page suivante Ma R&D
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A la recherche du bonheur, 2e piste: la gratitude

(c) Photo Valérie Bauwens

(c) Photo Valérie Bauwens

En quoi la gratitude peut-elle nous aider à être heureux ? Selon Jeremy Adam Smith, elle est l’instrument mental que nous utilisons pour nous souvenir des choses positives. Des recherches ont démontré que les émotions positives disparaissent rapidement. Nos systèmes émotionnels aiment la nouveauté, si bien que nous nous habituons rapidement aux circonstances positives de la vie, telles que la santé, notre partenaire, nos amis, notre travail, et avons tendance à les prendre pour acquis. La plupart d’entre nous ne les remarquons que quand il nous arrive quelque chose de grave, comme une maladie, un décès, la perte d’un emploi, etc.

Voulons-nous vraiment attendre cette extrême limite? Une étude de R. A. Emmons (l’un des experts scientifiques mondiaux dans le domaine de la gratitude) et M. E. McCullough démontre que la pratique régulière de la gratitude peut significativement augmenter notre niveau de conscience de ce bonheur (voir vidéo ci-dessous). Elle indique que les personnes qui tiennent un journal régulier de ce qui leur arrive de positif sont plus enthousiastes, ont plus d’énergie. Elles augmentent la qualité de leurs relations sociales en étant plus altruistes et plus attentives aux situations où elles peuvent aider leurs proches. Les effets sont aussi visibles sur la santé: elles ont plus tendance à adopter des comportements sains, font plus d’exercice, dorment mieux et plus longtemps; une baisse significative de la pression sanguine a même été relevée. De plus, la gratitude bloque les émotions négatives, telles l’envie, le ressentiment, les regrets, qui sont délétères pour notre bonheur. Au fond, c’est logique : on ne peut pas être reconnaissant et jaloux de la chance d’autrui en même temps.

Claire témoigne:  

“Je me suis prise au jeu du journal de la gratitude. J’ai remarqué au fil des semaines une amélioration de mon positivisme et de ma joie de vivre, une meilleure aptitude à voir le verre ¼ plein au lieu de ¾ vide… C’est évidemment plus facile dans les « bons jours ». Les « mauvais jours », je me suis rendue compte que cela me forçait à relever des faits que j’estimais normaux (comme par exemple être en bonne santé, pouvoir manger à ma faim ou vivre avec la personne que j’aime). En fait, ce sont des cadeaux. D’habitude, quand je vais au lit, j’ai des difficultés à m’endormir. Je me repasse le film de ma journée et particulièrement les événements difficiles. Le journal des gratitudes m’a permis de m’endormir sur des pensées positives. C’était un grand changement pour moi.”

A vous de jouer:

Pourquoi attendre plus longtemps ? Nous vous proposons dès aujourd’hui de tenir tous les soirs un journal de 5 événements positifs (petits ou grands)  dont vous pouvez être reconnaissants qui vous sont arrivés pendant la journée.

Encore une fois, c’est un exercice qui peut paraître simple, ou même simpliste, mais plus il sera appliqué avec engagement, plus il portera ses fruits. Le fait de se prêter à cet exercice le soir a une importance, car il a été démontré que les derniers moments et pensées de la journée sont ceux dont nous nous imprégnons le plus. 

Une très bonne semaine d’exercice et n’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires/réactions à ce sujet !

Bien à vous

Valérie et Claire

Voilà quelques liens pour ceux qui désirent approfondir le sujet:

. Une vidéo de 10 min de Robert Emmons au sujet de son étude (en anglais):

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. Un résumé des résultats de cette étude (en anglais):

http://emmons.faculty.ucdavis.edu/gratitude-and-well-being/

. Emmons, R. A., & McCullough, M. E. (2003). Counting blessings versus burdens: An experimental investigation of gratitude and subjective well-being in daily life. Journal of Personality and Social Psychology, 84(2), 377-389 [Full text PDF].

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A la recherche du bonheur, 1ère piste: le retour à la nature

DSC_0100L’été est arrivé, une bonne raison pour vous proposer de commencer par le sujet du retour à la nature. Les vélos, la garde robe d’été, les glaces sont de retour. Nous nous oublions volontiers sur une terrasse, dans un parc pour un pique-nique. Les moments de connexion avec la nature sont à nouveau plus fréquents. Ce sont des moments essentiels dans notre recherche du bonheur, car ils nous aident à nous recentrer dans le présent, dans le ressenti. Selon une étude de la Rochester University, passer 20 minutes par jour dans la nature suffit à augmenter de façon significative notre niveau d’énergie. Ces personnes ayant un niveau d’énergie supérieur n’ont pas seulement la capacité d’accomplir plus de choses, mais sont plus résistantes aux maladies. Ces résultats sont importants autant pour la santé physique que pour la santé mentale. Pour Richard Ryan, l’auteur principal et professeur de psychologie à l’université de Rochester, « la nature est un carburant pour l’âme ». Autant de bonnes raisons d’essayer de se reconnecter avec elle.

Claire témoigne:

“Durant mon cours « 6 weeks happiness program », j’ai été surprise d’entendre un autre participant se rendre compte qu’il n’avait pas entendu le chant des oiseaux depuis des années tant il était pris dans le rythme effréné de sa vie. Après une semaine « d’entrainement », il racontait au groupe son émotion d’avoir retrouvé cette joie simple du quotidien.”

A vous de jouer :

Et vous, vous sentez-vous relié à la nature ? A quel point ? L’été et son bourgeonnement de vie est le moment idéal pour s’y entraîner. Vous êtes peut-être déjà sensible au chant des oiseaux, mais avez-vous remarqué leur diversité? Vous appréciez déjà les tapis de fleurs multicolores, mais les avez-vous déjà aperçues s’ouvrir et se refermer avec le soleil ? Les fourmilières sont aussi fascinantes à observer. Comment des milliers de fourmis se coordonnent-elles aussi parfaitement ? Un autre exercice intéressant est par exemple de consciemment prendre le temps de se pencher sur une fleur, de respirer son parfum. Ces exercices peuvent paraître simples, ou même naïfs, mais ils dépendent toujours du niveau de conscience avec lequel vous voulez les pratiquer. Voulez-vous juste ressentir la chaleur des rayons de soleil sur votre peau ou voulez-vous prendre le temps et être conscient du bien-être que cela vous procure, pendant combien de secondes ?

La nature nous offre au quotidien multitude d’occasions d’émerveillement, il suffit de se balader l’œil ouvert et de les rechercher consciemment. Essayez d’en repérer 5 par jours, sur lesquels vous vous arrêtez au moins quelques secondes pour bien en prendre conscience et que vous vous remémorerez le soir avant de vous endormir.

Pour plus d’information sur le sujet, voir : site internet de l’université de Rochester

La semaine prochaine, nous aborderons le thème de la gratitude. D’ici là, bon entrainement !

Valérie et Claire

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Quand les entreprises lancent un projet pour gérer l’équilibre vie privée/professionnnelle

work life balance

On parle beaucoup de work-life balance, mais combien d’entreprises lancent vraiment un projet autour du sujet. Voici un exemple de projet concret.

J’ai particulièrement aimé l’analogie entre choisir les activités à planifier par semaine et  un buffet de nourriture. Un plat du buffet pouvant être faire du sport, cuisiner avec un ami. Cette analogie a apparemment permis aux employés de faire des choix entre les différentes activités personnelles et professionnelles à faire tout en prenant en compte leur taux d’occupation (ai-je encore de la place ou pas sur mon buffet cette semaine?).

Design a Work-Life Improvement Pilot Project

Merci à Martine Brocard pour le lien

 

Jamais content de votre job ?

800-jt_files_filename_2020_1412297984J’ai eu le plaisir de me faire interviewer par Valérie Demont sur le thème de notre satisfaction au travail.

Voici le début de l’article:

Si vous n’êtes pas épanoui dans votre travail et que cela vous pèse, vous gaspillez votre énergie. Si cette situation doit durer, voici des pistes pour y remédier.

Plus de 50% des Suisses sont stressés au travail. Manque de motivation, délais trop courts, manque de personnel, les causes sont multiples et propres à chacun. Parmi celles-ci, il y a les éternels insatisfaits, ceux pour qui rien ne va jamais; qu’ils changent ou pas de postes, ils n’y trouvent pas leur compte.
Vous trouverez la suite sur Johdi

Kintsugi, quand l’imperfection devient beauté

Kintsugi 1

 

J’ai récemment découvert à travers ma formation IMAGO le Kintsugi, un art japonais: réparer des poteries brisées en utilisant des métaux précieux comme de l’or ou de l’argent.

 

Kintsugi 2

 

J’aime beaucoup cette métaphore de l’imperfection. Le cassé réparé est plus beau que le neuf, le parfait. Il est plus beau car il a une histoire.

 

Aimer ou du moins accepter nos fêlures car elles sont la source de notre beauté ou force.

“The world breaks everyone, then some become strong at the broken places.” ~Ernest Hemingway

A méditer…

Notre peur la plus profonde

Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur,

Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites.

C’est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus.

Nous nous posons la question…
Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ?

En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?
Vous êtes un enfant de Dieu.

Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde.

L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres.

Nous sommes tous appelés à briller, comme les enfants le font.

Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous.

Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus, elle est en chacun de nous,

Et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.

En nous libérant de notre propre peur, notre puissance libère automatiquement les autres.

Marianne Williamson

Ce texte a été utilisé par Nelson Mandela dans son discours d’investiture.

Marianne Williamson est auteure, et a publié une dizaine de livre, dont 4 ont été “New-York Times n°1 Bestseller”.

 

LES SENIORS PLUS APTES A MOBILISER L’INTELLIGENCE COLLECTIVE ET LA PERFORMANCE COLLECTIVE !

Photo Valerie Bauwens

Photo Valerie Bauwens

Cet article décrit 6 mythes les plus répandus sur les seniors et pointe vers 4 autres idées beaucoup plus positives et énergisantes.

Selon moi, ces mythes sont dépassés. Au fil de mes études ethnographiques sur l’utilisation de la technologie, j’ai remarqué que les participants se différenciaient  en termes de comportements, non pas selon leur âge, mais selon qui leur stade de vie (ex. suis-je marié, aux études, ai-je des enfants…). Mon hypothèse est que cette conclusion s’adapte à d’autres sujets que l’utilisation de la technologie. Ce n’est pas l’âge qui importe, mais l’attitude face à des choix de vie soit simples du quotidien, soit plus fondamentaux. On peut décider à 50 ans de se remarier, avoir des enfants ou on peut aussi plutôt se dire je vise une retraite dans 10 ans. Attitude radicalement différente qui va avoir un impact fondamental sur tous nos autres choix de vie.Les 6 mythes les plus répandus sur les seniors au sein de notre culture au sujet de l’âge ?Mythe n ° 1: La dépression est plus fréquente dans la vieillesse

Mythe n ° 2: Le déclin cognitif est inévitable

Mythe n ° 3: Les travailleurs âgés sont moins productifs

Mythe n ° 4: La solitude est plus probable

Mythe n ° 5: Créativité diminue avec l’âge o   Mythe n ° 6: Plus d’exercice c’est mieux

Et  4 bonnes idées à propos des seniors:

– Les travailleurs âgés font moins d’erreurs graves… et apporte plus aux projets

– Les travailleurs âgés sont plus engagés

– Les travailleurs plus âgés ont une longueur d’avance sur leurs collègues plus jeunes. Ils ont bien plus d’expérience

– Les travailleurs âgés sont plus créatifs lorsque l’on fait appel à l’expérience

Voici le reste de l’article:

http://sco.lt/8Ej4sr

 

Chemin de traverse, épisode 5: Quand la bulle éclate

salvat et dom
“Parfois on savait se soutenir l’un l’autre, parfois on était à deux doigts de se quitter…”  Les chemins de vie se croisent, s’entremêlent, et parfois se séparent. Dans cet épisode, je tente de creuser cet aspect à travers les récits d’un couple.

J’ai rencontré Dom et Salvat dans leur maison villageoise de la région de Nyon. Je suis chaleureusement accueillie sur leur terrasse bordée d’un parterre de fleurs. Quand je passe une soirée avec eux, on cocoone, on parle, on s’encourage, on rit. Ils planifient leur prochaine sortie au Paléo où Salvat prendra des photos. Ils se sont rencontrés il y a 24 ans dans le bureau d’architecture où ils travaillaient tous les deux. Le couple paraît solidaire, ancré, apaisé « Après tout ce que l’on a traversé», dit Dom.

Et leur chemin de vie professionnel ? Ils sont tous le deux sont tombés dans la marmite du dessin en bâtiment par hasard. Salvat : « A 16 ans, quand tu devais choisir une profession, tu allais voir une conseillère en orientation. A l’époque, tu savais que peu importe le métier que tu choisissais, on te prenait. Un jour j’ai pris un T, une équerre, et je me suis dit, je sais tirer un trait. Il me semblait que cela pouvait être prestigieux d’être dessinateur en bâtiment. ». Dom : « En 9e année, on m’a dit que je devrais faire quelque chose d’artistique. »

Début des années 90, la bulle immobilière éclate, ils se font licencier. Leur métier se digitalise et il faut passer de la planche à dessin à l’ordinateur, ou bien changer de profession. Salvat : « Un copain m’a dit qu’ils cherchaient un éducateur dans un centre de loisirs pour adolescents. J’y suis resté 6 ans. C’était sans effort, je m’y sentais comme un poisson dans l’eau! J’ai passé 13 ans dans l’archi, de belles années, mais je n’ai jamais regretté le changement ». Pour Dom, la réorientation nécessitera plus d’investissements et de volonté. « Je voulais faire graphiste à la base. J’ai démissionné, et me suis lancée dans une formation du soir pour me rapprocher de ce que j’aime ».

Aujourd’hui, Salvat a changé quelques fois de poste, mais continue à travailler dans le social, en tant qu’éducateur. Dom ne travaille plus dans le graphisme qu’à temps partiel. Pour elle, une réelle reconversion se termine, car elle est devenue massothérapeute. Je visite le mini salon qu’elle a emménagé dans les combles de leur immeuble. A voir tous ses diplômes affichés au mur, on comprend qu’elle a commencé sa reconversion il y a 10 ans. Elle a construit tout cela pierre par pierre. Dom : « Les transitions sont dures en terme de crédibilité. Tu étais senior, tu redeviens junior. ». Salvat a aussi dû faire preuve d’audace: « Parfois la vie nous fait des signes. Il faut oser passer la porte.»

Et leur couple dans tout cela ? « Le couple est comme un électrocardiogramme. Il y a eu des hauts et des bas.» ajoute Salvat.

Pour Dom le grand défi était d’entendre l’autre et de donner à ses requêtes la même importance qu’à ses propres doléances. « Il faut éviter de tomber dans des considérations comme “De toute façon il/elle dit toujours la même chose”, “Il/elle se plaint en permanence… Au contraire, il faut voir l’autre et l’entendre. ».

Comment trouver son bonheur professionnel tout en prenant soin de son couple, c’est une question qui mérite d’être creusée. Je me mets de ce pas en route à la recherche de nouveaux chemins de traverse pour continuer à y répondre.

World cafés, a great dialogue tool to use as well within organisations

The World Café is a conversational process based on a set of integrated design principles that reveal a deeper living network pattern.

I personally find world cafés a great tool to create dialogue across  organisational silos, give to people the opportunity to share experiences and co-create solutions. Technical solutions like Wikis, and even social medias are one step towards effective knowledge management, but only one step and only a technical tool. People need to exchange in person!

Source: www.theworldcafe.com

See on Scoop.itThe future of work and collaboration

How can I be more creative at work?

Ideas are often incubated and emerge through the confrontation with others. Do not stay in front of your microscope to be creative!

How does the metaphorical lightbulb go off? Is it a flash of genius? The power of crowds? These heady talks explore the nature of ideas themselves: Where they come from, how they evolve, and how each of us can nurture them.

This TED talk matches pretty well with the results of the research we have lead on creativity. See the 4 ingredients of creativity

Points I particularly like in this presentation:

– Having an idea is a neurone firing. It is new neuronal connections being built.

– Ideas do not emerge in front of a microscope, it rather happens while  meeting people (e.g. philosophers café), or being stimulating by an environment.

– Ideas do not emerge from nowhere. They are often incubated. They are these questions to which we have no answers yet, but we always keep at the back of our heads

Source: www.ted.com

See on Scoop.itCreativity&innovation

Stress : les managers font face à un individualisme dangereux

Bref article intéressant sur le développement du rôle du manager:

Les spécialistes, qui se sont réunis à Lille pour le 33e congrès national de santé au travail, pointent du doigt l’individualisme comme principale cause de l’angoisse qui touche de plus en plus de managers. “Les conditions pour supporter ce stress ont changé, notamment la disparition du collectif qui permettait de l’amortir”,

L’évolution du métier de manager pousse à un éloignement de l’équipe. Un changement dont les conséquences néfastes se font sentir également chez les employés…

Source: www.topsante.com

Apprentissage, motivation, émotion : comment apprenons-nous ?

Voici un article présentant quelques fondamentaux concernant les mécanismes de notre mental: comment apprenons-nous, nos émotions, la motivation

Le cerveau est l’objet le plus complexe de l’univers connu, et c’est de sa compréhension que dépendra l’avenir de nos technologies futures et singulièrement l’intelligence artificielle et la robotique…

Source: internetactu.blog.lemonde.fr

Eric Brun-Sanglard : un aveugle devenu architecte d’intérieur

Voici une histoire de vie inspirante:

ERIC BRUN-SANGLARD : UN AVEUGLE DEVENU ARCHITECTE D’INTÉRIEUR

Fils de moniteurs de ski à Chamonix il ne se reconnait pas dans l’univers sportif et rêve d’un univers plus créatif et artistique. A 17 ans, il part à Boston. L’Amérique lui réussit. Diplômé en communication et en cinéma, il devient directeur artistique dans la mode, puis dans la pub, avec des bureaux à L.A., New York et Paris. Train de vie de millionnaire, soirées jet-set, « sex, drugs et rock’n roll », tout semble aller pour lui mais il porte un lourd secret qui va lui coûter la vue : il est séropositif depuis l’âge de 22 ans et le cytomégalovirus associé au sida a attaqué sa rétine.

Il devient donc aveugle à 32 ans avec un pronostic sombre. Selon son médecin, il n’a plus beaucoup de temps à vivre, mais il s’en sortira grâce à un nouveau traitement antisida.

See on Scoop.itWell being, bien-être

Eric Brun-Sanglard

See on www.unanpourtoutchanger.com